L’AUTOMNE

Des feuilles mortes qui voltigent
C’est l’automne qui arrive
On frisonnait ce matin
C’est l’automne qui revient

Qui revient comme un voleur
Qui nous troque nos couleurs
Ca fait du gris ça fait de l’or
L’automne attriste le décor

Le soir les rues se font désertes
A leur fenêtre les filles guettent
En vain on attend qu’elles sortent
Le vent d’automne ferme les portes

Y’en a qui voient l’ami fidèle
Et leur amour battre de l’aile
A-t-on seulement un chez-soi
L’automne nourrit le désespoir

Et l’on repense à ceux qu’on aime
En leur offrant des chrysanthèmes
A ceux-là qu’on a mis en terre
L’automne mène au cimetière

Plus d’un petit vieux se demande
S’il verra le prochain printemps
Départ pour un nouveau calvaire
Après l’automne vient l’hiver