LA FORET DOMANIALE

Dans la belle forêt domaniale
Ne restent plus que les grands arbres
Pour la prom’nade dominicale
Ils ont arraché les broussailles

C’est le royaume du petit chien
Et de sa maîtresse fragile
Qui même en dehors des chemins
Ne se piquent plus aux épines

De la grandeur dans le regard
Le long des allées cavalières
On fait trottiner son cheval
Et Dieu sait qu’on est un peu fier

C’est l’paradis du citadin
En quête de chlorophyle
Y’a un parking et puis des coins
Réservés pour les pique-niques

Et p’t’être qu’un jour ils sèmeront
D’la graine de pelouse interdite
Au lieu d’aubépine pousseront
Des boutons d’or des marguerites

Pour les amours adolescentes
Pour les amours irrégulières
Il n’y a plus que quelques bancs
Même plus un lit de fougère